n Samir Tighzert

» Catégorie : Tullisin


Tisuqilin n Samir Tighzert ɣer teqbaylit s PDF

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 (Tekki ɣef uzwel neɣ ɣef tugna akken ad d-yeffeɣ uḍris)

1) Anzaren – tullist ɣezzifen (adlis) sɣur Nikolaï Gogol

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2) Taɣaṭ n mass Seguin – tullist sɣur Alphonse Daudet

taghat

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3) Llebsa umeḥbus – tullist  sɣur Naǧib Meḥfuḍ

https://www.fichier-pdf.fr/2017/05/17/llebsa-ume-bus-na-ib-me-fu/

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4) Asekṛan  – tullist sɣur Guy de Maupassant

asekran

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5) Iṭij bu tcerket – tullist sɣur Ṭaher Ǧaεut

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Iṭij bu tcerket – Tullist sɣur Ṭaher Ǧaεut

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Yerra-tt-id ɣer teqbaylit Samir Tighzert

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Tahar_Djaout_1980

Yella yettɣilli d netta i d-lulen ad yerr asif akkin.

Acku asif iban ur yettɛeṭṭil ara ad d-yaɣ taddart. Yerna w’ibɣan ad yeḥṣu, imuqel kan deg-s lawan n tegrest amek werriɣit waman-is tewreɣ-nni tafuḥant neɣ amek yettneɛwaj s uwerninnec amzun d kra n tlefsa tagehgugt[1] iwumi d-yettaweḍ zzhir seg ikilumitren akkin.

Asif yezzuḥub-d kra yellan d addag[2]. Yerna wid ur iɣelleb usemmiḍ, zemren ad d-walin si tejmaɛt amek i la d-yekkat s agadir. D iḥedran n wakal i d-iɣellin ɣer waman ireɛɛḍen, dɣa yal m’ara tenneqlaɛ tegrurt[3], ṭṭafarent-tt nnhati ifellaḥen yettlen iman-nsen deg ibernas yelxin seg akken qdimen. Dayen, taẓaɣart-nni tura ad tuɣal d abellaɛ, ma d ifellaḥen yegra-yasen-d kan ad kerḍen deg idisan-nni uzwaɣen n tewririn anda akken ula d tiḥcicin-nni iǧehden maḍi ttɣarent s yiṭij d tafza mi d-yewweḍ unebdu…

Mi d-yewweḍ unebdu… imir i yettbeddil yiɣẓer acebbeḥ-is ɣef lqaɛ. Imi aten-a ijeǧǧigen ilili la d-jebbun deg umkan n waman-nni ireɛɛḍen, d lqaɛa yakk tessa s uxuxi d udendani i d-ikettren seddaw yiṭij. Asif yettaǧǧa-d dɣa kra n wemḍiq yettseḥḥir.

« A yemma, ansi d-ttruḥen akk yiferrawen-a idendaniyen ? Ttjur-a n wasif mgaradent ɣef tiyaḍ. »traquenard

Deg unebdu… yettiɛǧib-as-d uferfer n yifrax armi t-tessemlellay tadfi. Tifirellas nutenti d tuɣrisin. Ttasent-d srid si Mekka, seg Uxxam n Rebbi. D leḥram w’i tent-yenɣan. Tifirellas, ttcerrigent igenni war kra n lḥess, cqirriwent ula tirbulat-nni iẓewren maḍi. S axxam n Rebbi i ttuɣalent daɣen m’akken ara mrussant ɣef lexyuḍ n tilifu u ad tt-id-bdunt s učewčew-nni-nsent i d-yessegrayen sslam. Tifirellest tettɛawad-d talalit di lǧerḥ amenzu n tmijja.

… Aɣerbaz yettbin-as-d dima icudd ɣer sin wudmawen : win uselmad-nni aṛumi wezzilen iwumi yeḥfa ugerz usebbaḍ-is, armi t-yerra yesbiǧǧiḥ d asbiǧǧeḥ m’ara iteddu, mačči d tikli, ternuḍ udem  n yiwen weqcic akken bu leḥnak ineṭḍen ɣer lḥiḍ s upuppi udebbiw deg ifassen-is. Arezqi yezga yeqqar deg wul-is imir belli llant kan kra n tkellax deg ayen iẓerr, uma amek ara yesɛu yiwen aserwal zeddigen akk annect-en ur yeqqirs wacemma deg-s, ala ma d mmi-s n ḥedd imeqqranen !

Arezqi zik i yelmed taɣuri. Yiwwas dɣa, m’akken i ten-tuɣ ɛad deg usebter wis mraw d semmus deg udlis-nsen n tunṭiqin, aselmad ur yettaki armi t-yufa yettmuqul isebtar-nni ineggura,… (yettkemmil).

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[1] Agehguh : ayen meqqren nezzeh nezzeh.

[2] Addag : (si tclḥ) ttejra.

[3] Tagrurt : tterjra i d-yettaken tibexsisin. (taneqlet di kra n tmennaḍin).

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Entretien avec l’auteur Samir Tighzert

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La Cité du vendredi 23 – Samedi 24 mars 2018

Entretien réalisé par Hafit Zaouche

fichier pdf L’entretien en format PDF

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Samir Tighzert, un auteur originaire de Tichy (Aït Melloul), est un médecin de formation au fort penchant à l’écriture romanesque. Alliant sans difficulté sa profession de médecin et sa vocation d’écrivain, il finit par se frayer un chemin prometteur dans la littérature d’expression amazighe. Son roman en Tamazight est d’ores et déjà sur le marché, il a pour titre Tiyita n Tmeddit. Entretien.

 

Votre dernier livre est un roman en Tamazight intitulé « Tiyita n Tmeddit » qu’évoque-t-il ? entretien1

C’est avant tout un hommage rendu aux anciens combattants de la guerre de Libération, particulièrement ceux qui n’y ont rien « gagné » et qui sont déçus dans leur vieillesse devant tout ce qu’ils constatent dans l’Algérie d’aujourd’hui, mais le texte est en même temps une sorte de polar qui s’inspire d’une histoire réelle ayant eu lieu dans les années 40. Il met en scène deux amis d’enfance qui se séparent juste au moment d’aller rejoindre le maquis, pour des raisons qui échappent à l’un d’entre eux, et ne se retrouvent qu’une fois devenus vieux bien après l’Indépendance.

Comment vous avez eu l’idée de l’intituler ainsi ?

Dans « Tiyita n tmeddit » qu’on pourrait traduire par « le Coup du soir », il y a Tiyita et Tameddit. Les deux mots peuvent être pris à la fois au sens propre et sens figuré ; je dirai seulement que « tiyita » renvoie à l’épreuve, « le soir » à la vieillesse, et je laisse le soin aux lecteurs de découvrir le reste.

4-Plusieurs écrivains d’expression Amazighe se plaignent du manque de lectorat en Tamazight. Etes-vous de cet avis ?

Dans un certain sens, oui. D’ailleurs, si même en français les lecteurs ne sont pas nombreux chez nous, alors que dire de tamazight ! Je crois que beaucoup de ceux et celles qui ne l’ont pas étudié dans leur cursus scolaire hésitent à lire en cette langue, alors qu’il suffit de s’y mettre avec un peu de volonté pour s’y habituer. Cela dit, des lecteurs existent, bien sûr ; ils le sont soit par passion, par envie d’apprendre ou simplement par militantisme, et c’est grâce à eux que les auteurs continuent de produire.

Est-il facile d’éditer en Tamazight ?

Il est toujours difficile de publier en Algérie, puisque, à mon avis, il n’y a pas de maisons qui publient réellement à compte d’éditeur chez nous, sauf dans des cas limités ou avec des auteurs de renommée. En tamazight, les éditeurs s’y risquent encore moins du fait du manque de lectorat, et dans tous les cas, c’est toujours à l’auteur de batailler et de payer le plus souvent de sa poche pour se faire éditer.

Votre avis sur la qualité des nouveaux romans amazighs ?

Certes, il y a du bon dont on se réjouit bien mais aussi du moins bon. C’est justement le moment de faire valoir la qualité des textes, car même en kabyle il faut de la profondeur dans l’écriture. Il ne s’agit plus de compter seulement sur le nombre et de remplir notre bibliothèque, et c’est là que la critique est nécessaire pour relever les lacunes, mettre la lumière sur les œuvres qui méritent de l’intérêt et pousser chaque auteur à donner le meilleur de soi-même.

Qu’est-ce qui pourrait alors contribuer à l’évolution de l’écriture romanesque Amazighe ?

Il faut d’abord que les gens lisent, car un auteur ne peut exister sans lecteurs. Et ne comptant pas sur l’apport des pouvoirs publics de ce côté, je pense que de nos jours s’il y a un exemple d’acte militant à attendre de la part des défenseurs de cette langue et de tout les porteurs de la cause berbère, c’est de soutenir la publication dans les différents genres littéraires afin d’aider à la diffusion, donc indirectement à l’édition. Vient ensuite le rôle de la critique qui doit se développer dans tous les espaces possibles : journaux, radios, réseaux sociaux, cafés littéraires, universités, etc. Même en n’étant pas spécialiste, n’importe quel lecteur peut partager son avis et créer une discussion sur ce qu’il lit.

Peut-on être optimiste malgré toutes difficultés auxquelles fait face la littérature Amazighe?

Bien sûr. Qui aurait dit qu’on pourrait voir un jour tant de livres écrits en kabyle sur le marché il y a encore vingt ans ! Bien que lentement, cette littérature avance avec de plus en plus de progrès et compte déjà de bonnes œuvres respectables, tandis que certains préfèrent encore s’attarder sur le faux débat concernant la transcription comme pour faire croire qu’on n’en est pas même au commencement, et pourtant les résultat sont là.

Vous avez traduit la nouvelle «  le nez » de Nikolaï Gogol en kabyle, « Anzaren » est son titre et aussi « La chèvre de M. Seguin » une nouvelle connue de Alphonse Daudet pour devenir « Taɣaṭ n mass Seguin ». Est-il facile de traduire vers le  Kabyle ? En d’autres termes, la langue kabyle a-t-elle un vocabulaire nécessaire pour ce genre de traduction ?

Malgré les insuffisances qui demeurent, le kabyle reste une langue comme une autre qui se prête aisément à toute forme d’expression littéraire, son vocabulaire s’étant assez enrichi depuis des décennies grâce à différents travaux importants comme l’Amawal dirigé par M. Mammeri mais aussi d’autres contributions. Tout dépend ensuite de l’habileté du traducteur à bien manier le verbe kabyle de façon à trouver les bonnes équivalences, même s’il peut toujours être appelé à recourir aux néologismes et aux emprunts quand il n’a plus le choix, à condition de citer sa source à chaque fois ou d’expliquer les motivations de sa proposition, ce qui permettra à d’autres auteurs ou chercheurs de juger de la qualité du nouveau terme et de s’en servir à leur tour s’ils le souhaitent. C’est d’ailleurs une manière d’enrichir encore plus notre vocabulaire, et c’est naturel. Aucune langue n’y a jamais échappé pour évoluer.

Avez-vous traduit d’autres œuvres vers le kabyle qu’on n’a pas citées ? 

Oui, il y a surtout « Ameslub », traduction du livre de Khalil Gibran « le Fou » (ou The Madman), mais aussi des  nouvelles : « Llebsa umeḥbus » de Naguib Mahfouz, « Asekṛan » ou l’Ivrogne de Guy de Maupassant, et d’autres qui viendront et que les lecteurs peuvent retrouver dans des extraits ou en entier dans mon blog Timuɣliwin.

D’autres traductions en kabyle en vue ?

J’envisage de traduire d’autres textes, et surtout des mêmes auteurs que je viens de citer, car je trouve que leurs écrits revêtent un caractère universel qui ne sera que bénéfique pour notre langue.

Vous avez aussi édité des livres en langue française, pouvez-vous les présenter à nos lecteurs ?

Oui, il s’agit d’un recueil de nouvelles : « la Rive des Tourments » aux sujets variés qu’on peut reconnaître dans les titres des autres nouvelles incluses : Le Râleur, Noces en Kabylie, l’Insomnie, L’ultime attente, Réminiscences, le Hasard tardif, l’Ombre de Sarah. J’ai aussi édité un recueil de poésie intitulé « Loin du printemps » en 2009.

Samir Tighzert, vous êtes aussi poète. Qu’est-ce qui vous fait inspirer votre écriture poétique ?

A peu près tout ce qui m’interpelle dans la vie, et pas forcément du vécu personnel.

13-Que signifie la poésie pour vous ?

Pour moi la poésie et d’abord le moyen le plus court et le plus beau de s’exprimer sur ce qui est plus grand que nous, mais c’est aussi dans la poésie que l’être humain retrouve toujours une partie de ce qui échappe à son attention comme idées ou sentiments personnels.

14-Souhaitez-vous partager quelques poèmes avec nos lecteurs :

Avec plaisir. Et à l’occasion de ce 20 avril qui approche, le mieux à leur offrir serait peut-être ce poème tiré du recueil « Loin du printemps » :

 

                         Kabylie

 

          Monts d’éclairs de cris et de gloire

          mémoire de pierre

          que les flots de la Bleue abreuvent

          à vos pieds s’étend l’oubli le vent

 

          Monts de sang qui s’agrippent à l’aube

          redescend le trophée du jour

          sur vos flancs d’or

          où le jaune fleurit, où l’aigle s’étire

 

          Monts de mœurs d’airain et de miel

          meurent dans vos yeux légendes et feux

          En deuil des vôtres

          Vous dressez cette cime blanche

 

Et cet autre en kabyle (extrait) qui parle du printemps tout court, de la vie :

 

     Ḥemmlen akk medden tafsut

     Lemmer zmiren ad tt-id-ḥebsen

     Ad teqqim kan ur tettfut

     Lebɣi nnsen deg-s ad t-farṣen

     Meεna yettfakka umaynut

     Ussan si leεmer neqqsen

     I infεen ala tatut

     Akken ibɣu yiwen yessen

 

Qu’en est-il de vos projets ?

Je suis en train de finir un nouvel ouvrage qui verra le jour peut-être au cours de cette année. C’est un livre assez volumineux (plus de 300 p) qui traite du patrimoine oral kabyle de la région de l’est de Béjaïa (le littoral), dans lequel  j’ai recueilli un bon nombre de contes plus ou  moins longs, mais aussi de fables, de paraboles et de proverbes ; le tout rédigé entièrement en kabyle avec une méthode que j’espère assez bien soignée du point vue littéraire pour servir de matière à l’enseignement et à la recherche dans le domaine.

A plus long terme, il y aura aussi d’autres écrits dont fera partie « Tizlit umeɣbun », ma nouvelle ayant obtenu le premier prix au concours Belaïd At Ali 2017, organisé par  la fondation Tiregwa au Canada.

 

Dernier mot :

Je vous remercie ainsi que le journal la Cité de m’avoir donné l’occasion de m’exprimer dans cet espace.

 

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Tisuqilin n Samir Tiɣzert s Talɣa PDF :

Traductions de Samir  Samir Tighzert s Talɣa PDF :

1) Anzaren – tullist ɣezzifen (adlis) sɣur Nikolaï Gogol

2) Taɣaṭ n mass Seguin – tullist sɣur Alphonse Daudet

3) Llebsa umeḥbus – tullist  sɣur Naǧib Meḥfuḍ

4) Asekṛan sɣur – tullist  Guy de Maupassant

5) Iṭij bu tcerket – tullist sɣur Ṭaher Ǧaεut

 

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Asekṛan – Tullist sɣur Guy de Maupassant

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Ameskar : Guy de Maupassant 

Amsuɣel : Samir Tighzert

I

Aḍu yekkat-d d tiziwwin, la yezzuḥub deg igenni tagut-nni n tegrest akken tameqqrant, berriken, i d-iberrun ɣer lqaɛa i tezwawaṭ.

Ma d lebḥer ata tekker deg-s, izehher kan yessenguguy taftist iɣer i d-iḍeqqir kra n lemwaji annect-ilatent, ẓẓayit deg tikli, sludduyent, dɣa sgerbiɛent m’ara d-ɣlint ad s-tiniḍ d lujuh ibackaḍ i yeffɣen. Ttruḥunt-d s ttawil kan, ta deffir ta, ɛlayit am yidurar, akken la zerrɛent deg lehwa seddaw ilebluben, aṛebrub-nni amellal i d-ineṭṭgen seg iqerra-nsent amzun d tidi n kra n terbaɛt n yemẓiwen.6

Taɛeǧǧaǧt tettaɣ tasift n Yport ; atta la d-tettsuḍu kan, tettinẓi, tettekkes tiqermudin ɣef lesquf, tettruẓ tidarraqin, tɣeṭṭel ccminiyat s tqeffaɛin-is iǧehden armi ur yettaf yiwen amek ara yelḥu ma ur yeṭṭif deg lḥiḍ ; ma d igerdan tezmer ad ten-teddem am yiferrawen kan ara tawi sennig yexxamen alamma tserreḥ-asen deg yigran.

Tuɣ iseyyaḍen jebden-d tiflukin n ssyaḍa armi d akal, acku ugaden fell-asent deg yillel ara iḍummen akk taftist imi yella ɣef tawant. Dɣa gran-d din kra ixeddamen kan n lebḥer i yeffren deffir iɛebbaḍ imdewwren n lemrakeb yettwaqelben ɣef yidis, la ssikiden deg wurrif-a n yigenni d waman.

Syin uɣalen ṭṭixiren yiwen yiwen segmi d-yeɣli yiḍ ɣef tzawwa la yeddal s tillas-is agaraw yenhewwalen d ddḥis-nni merra ssekren iferdisen yessḍen.

Maca qqimen-d sin yergazen ur nḥerrek ara syin, widak gren kan ifassen-nsen deg leǧyub, ssɛewjen aɛrur-nsen seddaw uṣelfeɛ n waḍu, rnan ssudren-d icucay-nsen armi d allen. Wiyi d sin iḥewwaten inuṛmandiyen iwumi teččur tamart, aglim-nsen iban-d yerɣa s uṭerrec n waman imellḥen deg lewseɛ ugaraw, ma d allen-nsen zegzawen neqqḍent s uberkan di tlemmast, d allen yeqwan i tmuɣli, yettwalin am yimeddiwen alamma d ixf n yigli.

Yenṭeq dɣa yiwen seg-sen, yenna :

— Yya-d a Jérémie ad nesɛeddi lweqt s ddiminu… d nekk ara ixellṣen.

Maca win nniḍen yeεdez acemma. Ulamma yeḍmeɛ deg wurar d tissit, yugad ad yeskeṛ ma yekcem ɣer ttberna n

Paumelle, yerna imeyyez daɣen ɣef tmeṭṭut-is i yeǧǧa weḥd-s deg ugerbi-ines.

Yesteqsa ihi si tama-s :

— Waqil teggulleḍ fell-i ad sekkṛeɣ yal iḍ ! Ini-yi-d, ttxil-k, acu d-trebbḥeḍ yeɛni armi tettxelliṣeḍ dima ?

Baqi yenna-tt-id s taḍsa, mi d-yemmekta ayen akk itess ɣer lǧib n wayeḍ, yeḍsa-d taḍsa-nni n lqaɛ n wul Unuṛmandi i iwalan iman-is di lfayda.

Ma d Mathurin, arfiq-is, ijebbed-it kan deg iɣil la s-yeqqar :

— Yya-d a Jérémie, nniɣ-ak. Mačči deg yiḍ am yiḍ-a i ttuɣalen medden s axxam ur sseḥman taɛebbuḍt-nsen. Acu tugadeḍ ?  D usu-inek ur tettheyyi[1] tmeṭṭut-ik ?

—,A niɣ iḍ-nni iɛeddan ur ufiɣ ara tawwurt, i s-yerra Jérémie… qrib i yi-d-rran seg terga-nni ɣer yiri ni wexxam.

Dɣa ikemmel yettfeqfuq[2] si twaɣit-a n ssekṛa i d-yemmekta, akken la ileḥḥu s ttawil metwal ttberna n Paumelle i d-iḍehren s lemri-s iberrqen seg wakken tuɣ deg-s tafat. M’akken iteddu, Mathurin yella ijebbed deg-s ɣer zzat, aḍu yeddeggir-it-id sdeffir, ulamek ihi ara yeṣber.

Dinna, tazeqqa yudren tuɣ teččur d ixeddamen n lebḥer, ternuḍ ddexxan d leɛyaḍ. Irgazen akk yellan din d taduṭ i lsan, rran iɣemran-nsen ɣef ṭṭwabel la ttiẓẓifen m’ara ttmeslayen imi yiwen ur isell i wayeḍ. Dɣa akken ggten wid itessen i ilaq ad isuɣ ḥedd ugar di dderdiḥ-nni n leṣwat d usterḍeq n ddiminu ɣef rrxam, ulamma d ayen ara s-yernun kan i dderz n daxel.

 Jérémie d Mathurin mi kecmen, ɛeddan qqimen deg yiwet n teɣmert bdan-tt-id s nnuba n wurar, ɛaden lkisan ttmirin wa deffir wa ɣer lqaɛ igerjumen-nsen.

Syin uraren nnubat-iḍen, swan lkisan-iḍen. Mathurin yezga yettseqqi kan yekkat abarman seddaw tiṭ, yiwen uwfayen akken deg-s, zeggaɣ am tmes, yettaḍsa ad s-tiniḍ wissen acu n leɛǧeb iwumi yesla. Ma d Jérémie yesneknik ijexxer, yessikid amɛacer-is s yiwen wudem iḍemsen iɣef tban lecraha.

Syin, imsaɣen bdan ttruḥun. Yal mi yeldi yiwen tawwurt akken ad yeffeɣ, yekkat-d ubeḥri ɣer daxel n lqahwa alamma yessebṛuqel ddexxan-nni yakk ẓẓayen n usebsi yerna idewweḥ llambat deg yixfawen n ssnasel-nsent akken la sent-yesṛefrif aḥajij ; dɣa imir i d-yettaweḍ ṣṣut n kra lmuja yenneqlaben neɣ azayaḍ iremmgen.

Jérémie yesserxan i leḥbak ɣef tedmert-is, yeqqim tiɣimit n win yennumen itess, meḥsub yeḍleq i yiwen uḍar, yebra i yiwen yiɣil, ma deg ufus nniḍen yeṭṭef ddiminu.

Tura aten-a gran-d weḥd-sen akked bab n lqahwa i d-yuẓan ɣur-sen s lḥir d ameqqran, yesteqsa :

— Amek ihi a Jérémie, yelha kra lḥal daxel-nni ? Wissen ma tuɣal-ik-id tesmeḍ s kra tesswayeḍ deg iman-ik  ?

Dɣa yesmermeg-d Jérémie :

— Teẓriḍ, daxel-ayi… akken tesmiriḍ i tettɣar !

Abarman yexẓer Mathurin s umeɛɛen, yenna :

— I gma-k Mathurin, anda yella tura akka ?

Ihi amsewlal yeḍsa war lḥess :

— Ur ttagad, ata deg leḥṣan.

Imir ssakden i sin ɣer Jérémie i d-isersen double six s ttnafxa yuɣal iberreḥ-d :

— Ataya uqerru !

Akken mi kfan nnuba, yenṭeq bab n ttberna :

— Teẓram ay urbaɛ, nekk tura d abrid ad ṭṭseɣ. Atan ad wen-d-ǧǧeɣ llamba d llitra-yi. Deg-s azal n ɛecrin duṛu. Ma d kečč a Mathurin mi terriḍ tawwurt ssuk-d tasarut seddaw tdarraqt am yiḍ-nni iɛeddan.

— Yerbeḥ, ɣas kkes aɣbel.

Paumelle isellem ɣef sin yemsaɣen-is ineggura, yuli snat snat deg isekfal-is n wesɣar. Γef teɣzi n kra ddqayeq zgant lqedmat-is la sderdufent ; taswiɛt ata iruḥ-d ṣṣut n kra yeṛṛkerken, dɣa iban dayen yekcem deg wusu.

Ma d sin yergazen i d-yeqqimen nutni kemmlen deg wurar ; ssya ɣer da yekkat-d waḍu i d-yettquǧǧun tawwurt yessergagay leḥyuḍ, dɣa u ad d-yeddem Mathurin taqerɛet akken ad yeččar lkas n Jérémie. Taswiɛt atta tṣuni ttnaṣfa n yiḍ deg yiwet n ssaɛa iɛellqen deg ukunṭwar. Tiɣwist-is tebbeḥbeḥ ad s-tiniḍ d asqerbeb n tkasṛunin, ɛadent imir ddeqqat-is sneẓnuzent s yiwen imesli i icuban ala ɣer usṭenṭen n wuzzal.

Mathurin yekker ihi din din, am umesewlal-nni iwumi ifukk rrbeɛ[3]-is :

— Yya a Jérémie, d lawan ad nsahel.

 Ma d win nniḍen s yiɣil i d-yejmeɛ iman-is, isenned ɣer ṭṭabla armi d-ibedd, iɛedda ɣer tewwurt yeldi-tt-id m’akken yella urfiq-is yesnusu llamba.

Mi d-ffɣen ɣer berra, Mathurin yerra-d tawwurt i tḥanut, yuɣal yenna :

— Akka ihi, iḍ ameggaz. Ar azekka.

Syin yeṭṭef abrid armi iɣab deg tillas.

 

II

Jérémie iger tlata isurifen, yuɣal iruḥ-as lmil, syin yessezwer ifassen-is armi d-yemlal d lḥiḍ iɛan-it-id ibedd, iɛawed ikemmel iteddu ttemxuyuḍen iḍarren-is. Tikwal mi d-twet kra n tqeffaɛt i d-yeṭṭafaren azniq-nni ḍeyyiqen, teddeggir-it alamma terra-t yettazzal ; syin mi terked lḥala, netta iḥebbes deg umkan, dɣa ad yuɣal yesgerfil kan ur yeḥkim deg ifadden-is.

Yella ileḥḥu metwal axxam-is, maca s teɣnawt[4] kan, am yefrax m’ara ɛnun awdef-nsen. Γer tagara mi yeɛqel tawwurt, yesferfed akken ad d-yaf tasekkaṛt u ad iger tasarut. D acu ur d-yufi ara tineqqirt-nni, ihi yerra-tt i usibbi d yiman-is ; yuɣal yekkat s ufus-is, yessawal i tmeṭṭut-is akken ad d-tas ad t-tɛiwen :

— Mélina ! a Mélina !

Yella isenned ɣef ddeffa amek ur iɣelli, dɣa tennaqlaɛ teldi, ihi dayen ur s-d-yegri ideg ara yeṭṭef, yedderbez ɣer daxel s zzemt i t-yewwin, iwet s wanzaren di tlemmast n wagnes. Deg teswiɛt-nni iḥulfa am akken tella kra n tɣawsa ẓẓayen i iteddun ɣef tfekka-s ur tt-yettwali mi trewwel i ṭṭlam.

Yeḥbes deg umkan, aḥerrek ulac, si lxeɛa i t-yeṭṭfen d leɛqel-is iḍacen, imi s rrehba i d-yemmekta imir ccwaṭen, at laxert d kra yellan d imedreg seg wayen itezzin deg yiḍ ; dɣa yerja acḥal ur yeqdif ad yembiwel. Maca mi iḥuss dayen acemma ur yestexwic, yuɣal-it-id ciṭṭ leɛqel, taɣẓint-nni yelluɣen n isekṛanen.

Yeqqim-d s ttawil maḍi, yerna yerja ddeqs, armi yessebɣes iman-is, yenṭeq :

— Mélina !

Ulac, ur d-terra ara tmeṭṭut-is.

Ihi deg teswiɛt, iruḥ-d yiwen n ccekk amecṭuḥ deg uqerru-s, d aferfud kan akka ur nban, maca seg yimir ur iḥerrek, yeqqim kan akken ɣef tɣerɣert i tallast, la yettnadi tikta-s yettejgugul di kra n yemyaren[5] ur nekmil, ittemxuyuḍen am yiḍarren-is.

Yuɣal yesteqsa :

— Ini-d anwa-t a Mélina, ini-d anwa-t. Ur m-xeddmeɣ kra.

Yerja, ulac ; taɣect ur d-tenṭiq deg usallas-nni. Ihi yuẓẓaf ugar :

— Baqi swiɣ daɣen assa ! D netta i yi-t-yeswen… umedɛus ; d netta, akken ur d-keččmeɣ ara… niɣ swiɣ !

Iɛawed yenna :

— Ini-d anwa-t a Mélina, neɣ ad xedmeɣ axessar !

Syin mi yesmeɛḍel ciṭuḥ ad yessiwel daɣ s tɣennant d taẓayt-nni n win isekṛen :

— A niɣ d netta i y-iṭṭfen ɣur umeksul-nni n Paumelle ; am yiḍ-nni iɛeddan, am dima, akken ur d-keččmeɣ. Iban yedda-tt-id fell-i, ah ! i lǧifa !

Dɣa s ttawil, ata yerfed-d iman-is ɣef yifadden. Tuɣ yuli-t-id yiwen wurrif ur nessawal, i ixelḍen d kra yakk yerrukmen seg wayen yeswa.

— Ini-d menhu-t a Mélina neɣ ad tent-teččeḍ, i d-yules. Aql-i nniɣ-am !

Ata tura ibedd, la yettefriwis si ddemmaṛ, amzun d larkul-nni yellan di tfekka-s i tt-yesnedren deg iẓuran-is. Iger asurif, iqenna-t-id ukursi, dɣa yeddem-it ikemmel tikli armi d-yemlal d umeṭreḥ yesferfed deg-s acemma, iḥulfa s ugerbuz n tmeṭṭut-is deg leḥmu n wusu.

Dayen imir, yekkuffet. Yesneɣneɣ kan, yenna :

— Ziɣ da i telliḍ a lfuḥa, tugiḍ ad d-terreḍ !

Yeddem-d akursi-nni i yeṭṭef tuɣ deg tummeẓt-is iǧehden n uxeddam n lebḥer, yerḥel dɣa yess ɣer zzat deg yisiḍ i t-yesrejfen. Din din yuɣwas-d ṣṣut seg wusu la igezzem. Ma d netta ikemmel kan yekkat am bu-uzduz di ccɣel-is. Ciṭuḥ akka, kra din mačči yembawel ; akursi iruḥ d iqeclulen, yegra-d ala uḍar deg ufus-is yerna ikemmel kan yesdubbuz yessalhat.

Taswiɛt, yuɣal yeḥbes akken ad yesteqsi :

— I tura, ad d-tiniḍ anwa-t ?

Mélina ur d-terri s kra.

Ihi si ɛeyyu i t-yekfan d tekriṭ-is i t-yesheblen, yeqqim ɣer lqaɛa, yeḍleq iman-is, yeṭṭes.

Ṣṣbeḥ-nni mi teḍher tafat, iwala-d yiwen si lǧiran-is tawwurt teldi, dɣa yekcem. Ata yedla-d ihi ɣef Jérémie ijexxren deg wagnes anda nḍeqqaren iceqfan ukursi, d teḥrirt idammen d uksum n wemdan ɣef umeṭreḥ.

 

 

© 2018 Samir Tighzert


[1] Deg tallit-nni di Fransa, uqbel ad ṭṭsen, m’ara d-heyyin usu sseḥmawen- t s yirrij i ggaren di kra n tɣawsa.

[2] Yettfeqfuq : yettaḍsa war aḥbas.

[3].Γur ixeddmen n lebwaber deg lebḥer, ass ibeṭṭu ɣef setta n lerbaɛ i yettawin rebɛa tsaɛtin i yiwen. (TNSΓ).

[4] Taɣnawt : si tcelḥit, ayen yettǧǧan amdan neɣ aɣersiw ad yeg kra war axmmem, s tannumi kan d wahil yekseb di tfekka-s (instinct, غريزة).

[5] Amyar : axemmem.

 

 

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Tukkist seg wungal  » Tiyita n tmeddit », n Samir Tighzert

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(Isebtar 78,79) ……

     Atan tura ihi tewweḍ-as-d teswiεt i Mḥend anda ur yettsamaḥ ara i yiman-is ad yeqqel ɣer deffir. Ifat lḥal, d tidet, ahat ma iruḥ yiwen ur t-iεeqqel dinna, ad yekcem kan am uberrani. Maca tura mačči ala ɣer yemdanen, yettwalas ula ɣer tefrit-is netta. Aṭas n tlufa i s-yeqqimen d ireṭṭalen, s kra yedder akkin i lebḥer, inezgumen am wiyi zgan ẓẓaden deg wul-is am yiɣuraf. Yeẓra ulac w’ara t-ifehmen ma yemla tabaḍnit-is, ula d tarwa-s di Fransa i lulen, i d-kkren, ɣas ad asen-ihedder deg yiḍ deg waass ur ferrẓen ula d iqiḥ di teqsiṭ n baba-tsen d wayen i s d-yezzin d tiserraf. Tameṭṭut-is d Taṛumit, si tid i d-yelhan ala d yiman-nsent, ɣer ɣur-s nettat d cciεa maḍi imi argaz-is yelfa-d ziɣ seg wid inekren tamurt-nsen ddan d walya-s nettat ɣef akken i s-nnrabah 3an kra n medden, ɣas akken ula d nettat mačči d Tafransist taḥeqqanit yerna asmi i t-tuɣ teẓra d ayen ur nebni ɣef ṣṣeḥ imi iban mačči d ṣṣifa-s i s-iɛeǧben, d taḥanut-nni n baba-s kan i d-iger gar wallen-is. Lḥaṣun teɣleq-d ssya d ssya ɣef Mḥend Umaryus, tabaɣurt ur yelli i s-d-texdem,  akken yettaẓ di leεmer i yettḥulfu s tudert-is tettuɣal d ulac, yesserɣ-itt akka s ufus-is imi asmi yezmer ad iseggem kra seg-s yeqqen kan allen-is iεedda, ur iḥebber ara i tagara.

    Tagara ur tɛeṭṭel ara, attan tura d tayi. Arezqi meskin iruḥ. Seg yeḥbiben imenza yeqqim-as-d ala Ḥmed Ubandu. Γas in-as yessetḥa ciṭuḥ ad t-yini akka s wawal-a i yiman-is, maca d ayen yellan. Asmi t-id-yufa di lqahwa s usamma i rnan lumuṛ kaden-as-d s tifawt, aragaz-a mačči d win ara yettihin fell-as neɣ ara t-yeǧǧen deg uzgen n webrid, ɣas netta yeǧǧa-t zik. D win kan i d-mazal ukud yezmer ad yeddu neɣ ad iqeṣṣer ciṭuḥ. Daymi yesla kan s yir isalli, iṣadd-d s tkeṛṛust armi d nnig uxxam-is, iweṣṣa-yas agrud ara s-yinin.

…….

Awal n mass Muḥend Akli Salḥi ɣef wungal-a

Awal n mass Naser Ayt Weεli ɣef wungal-a

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Llebsa umeḥbus – tullist

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Tullist

Sɣur Naǧib Meḥfuḍ (1911-2006)

Tullist-a teffeɣ-d deg useggas 1938

……

Yerra-tt-id si taεrabt ɣer teqbaylit

Samir Tighzert

 train

 

 Bu-ṭṭabla n ddexxan iwumi qqaren Ǧeḥca, yella seg imezwura i d-iruḥen ɣer teɣsert[1] n Zzaqaziq m’akken tuɣ d lawan ad d-taweḍ tmacint. Acku taɣsert netta tuɣal-as d ssuq, dɣa ata yeṭṭef abrid deg ugnenna[2] la d-yettseyyiḍ imsaɣen s wallen-nni-ines timecṭaḥ yeccurfen. D acu, lemmer ad t-yesteqsi ḥedd ɣef lexdama-yi ixeddem ahat ad tt-id-yelεen d alεan, imi ula d netta am waṭas n medden yelfa-d yeεya deg iman-is d yir ẓẓher i yesεa.

Di tilawt ur yeksan ara kan, uma lemmer d lebɣi-s ad yili d anehhar n ḥedd imerkantiyen akken ad yels si llebsa-s, ad yečč seg wayen itett u ad iteddu dɣa yid-s s anda ma iruḥ d amḍiq ifazen, d ccetwa neɣ d anedbdu, acku imir di zzhu ara d-iḥelli aɣrum-is, mačči deg leεtab. Yerna ur yessarem axeddim am wa armi tella ssebba. Meḥsub seg wasmi yeẓra Lɣerr, anehhar n yiwen seg imeqqranen n temdint, yeddawar-as i Bedweyya Xadem-Lmamur, yiwet n teqcict akken iwumi yeggar awal s nnefxa ; yessaweḍ armi s-yenna yiwet n tikelt : « Aql-iyi ur ttεeṭṭileɣ ara ad d-saɣ s txatemt »,  akken la yekkat deg ifassen-is s lecraha. Ǧeḥca iwala dɣa taqcict-nni mi tezmummeg s ineḥwan, teεreḍ zeεma ad tseggem timeḥremt-is, netta iban iwakken kan ad d-tessken acekkuḥ-nni-ines berriken idehnen s zzit… ma d Ǧeḥca imiren i teceεel tmes deg wul-is, bdant tismin la qqazent deg-s din din, acku rḥant-tt wallen-nni berriken daɣ i d-yeǧǧan deg-s yir aṭṭan.

Yuɣal seg wass-en yeṭṭafar deffir-s, anda terra ad t-tafeḍ din, armi d yiwwas mi tt-id-yufa weḥd-s deg yiwen n wezniq yenṭeq ula d netta ɣur-s iεawed-as ayen akken i s-yenna Lɣerr : « Aql-iyi ur ttεeṭṭileɣ ara ad d-aseɣ s txatemt ». Maca tezzi s umgerḍ-is akkin, teqqen aεenbur-is terra-yas-d s ustehzi, tenna-yas : « Xaṭi, glu-d s uqabqab axir ! » Dɣa Ǧeḥca mi d-yuɣal s iman-is imuqel deg iḍarren-nni-ines imeqqranen i yemmugen ad s-tiniḍ d leḥwafer-nni n welɣem, ajellab-is yerkan, d tcacit-is i tuli tɣebbart… yenna deg wul-is : « Iban, d annect-a kan i d ssebba n lhemm-iw d yetri-w iɣaben ! »  Ihi d aya i t-yeǧǧan yettmenni-d lḥirfa am tin n Lɣerr, ɣas akken asirem-a-ines ur t-yessefreɣ ara ɣef lxedma-s tamezwaurt, yezga yeddenfir kan ɣer zzat, imi s tirga-s i iεewwel ad yennaɣ d lejruḥ-is.

Ata ihal-d ihi tameddit-nni ɣer teɣsert n Zzaqaziq s tsenduqt-is, yettraju w’ara d-iruḥen. Mi yerfed asekkad-is ɣer lebεid iwala tejba-d tmacint i d-yettbinen am unzaḍ kan n tagut ; tkemmel dɣa la d-tettaẓ, syin bdan yeḥricen-is ttwaεqalen kra kra, d zzhir-is yettiεlay, armi tḥbes ɣer yiri n n ugnenna. Ihi Ǧeḥca yuzzel din din ɣer zzat ifuga yemrussan, maca yenneqmas m’akken i iwala iεessasen i ibedden s yemrigen[3] deg ifassen-nsen ɣef tewwura, akked kra n wudmawen akken ibeṛṛaniyen i d-yettmuqulen seg isfuyla s wallen-nsen yeεyan iɣef banent lewhayem. Mi steqsan medden nnan-asen-d wiyi d imeḥbas iṭalyanen i d-yeɣlin s tuget gar yifassen n yeεdawen-nsen, tura akka teddun ad ten-awin ɣer tkurmuyin[4] i ten-yettrajun.

Ǧeḥca ibedd imir yetḥeyyer, yettqeyyin kan deg wudmawen-nni yeččuren d takka ; taswiεt  ikad-d am akken iɣaḍ-it lḥal, acku yeḥṣa belli imdanen-a yeslawen akk, iwumi yezzi lhemm d lmeḥna, ur sεin swayes ara kksen ccihwan-nsen si ddexxan-is… iwala-ten dɣa ččan-d tasenduqt-nni-ines s wallen, ihi ixẓer-iten s wurrif, akken ara ten-yesseḥqer. Syin, akken kan iruḥ ad sen-yezzi s uεrur iwakken ad yuɣal s ansi d-yekka, ata yesla i yiwet n taɣect i s-d-yessawlen s taεrabt, maca iban d Aṛumi i yettmeslayen la s-d-yeqqar :

— Yella ddexxan ?…

Dɣa ur yumin ara, imuqel deg-s yerna iḥukk akka ddebbu-s ɣer ccahed-is amek ara s-yinin ilaq idrimen . Winna yefhem, ihuzz aqerru-s, ihi yuẓa acemma ɣer ɣur-s, s ukukru kan, armi d anda ur t-id-yettaweḍ ufus userdas[5]-nni. Syin aserdas-a yekkes-d abalṭu-s s leεqel, iwehha-yas-d yess, yenna-yas :

— D wa i sεiɣ d idrimen.

Dɣa Ǧeḥca yenεetbar, ibedd kan yettḥekkir deg ubalṭu-nni aqehwi yesεan tiseqfal d tizegzawin, acku si tama yewhem, si tama nniḍen iger-it ṭṭmeε. Taswiεt yefra-tt d yiman-is, d acu mačči d nneyya i yella, yugad ad s-tt-yezreg Uṭalyan-nni. Ihi ilεeb-itt zeεma yekkes-d yiwen upaki n ddexxan s ttawil maḍi, syin iger afus-is akken ad d-yeṭṭef abalṭu-nni, maca aserdas yeqqen aεenbur-is, yuẓẓaf-d fell-as :

— Abalṭu s yiwen upaki kan ? awi-d ɣer da εecra !

Ihi Ǧeḥca yexleε, yuɣal-d ɣer deffir. Yeẓra ur d-yewwi ara ṭṭmeε-is, daymi iεedda ad yeṭṭaxer syin, maca yuɣal-d userdas deg wawal yenna-yas :

— Awi-d ayen ilaqen… tesεa, tmenya…

Imir ilemẓi s tɣennant i ihuzz aqerru-s akken ad yeggami, dɣa yenna-yas userdas :

— Sebεa, ihi.

Maca Ǧeḥca ihuzz daɣen aqerru-s am yizgelli-nni, yerna tikelt-a yerra iman-is iteddu ad iruḥ s tidet, ihi aserdas yesteqneε s setta, syin iṣubb-d ɣer xemsa ; yerna ɣas akken, iwehha-yas-d Ǧeḥca s ufus-is am win i s-yennan belli dayen kan, ur yeksan ara ad yeqbel, syin yuɣal s amkan-is yeqqim. Acemma kan ata isuɣ-d userdas iruḥen ad yemxell :

— Eyya !… qebleɣ s rebεa.

D acu, win nniḍen ur s-yerri ara yakk ddhen ; yerna iwakken ad s-d-ibeyyen belli ur yecliε ara deg-s, yecεel agaṛṛu yeqqim yettkeyyif, yestbennay-it s leεqel-is maḍi. Dɣa aserdas ulint-as, armi win ara t-yeẓren akken deg teswiεt-nni ad s-yini wayi iswi ur t-yesεi di ddunit ala iguṛṛa-nni i yebɣa ad yawi. Ihi iṣubb-d deg ccerṭ-is ɣer tlata, ikemmel ɣer sin. Ma d Ǧeḥca yeqqim kan yettnaɣ d tasa-s akked ṭṭmeε i t-yenɣan, dacu mi d-iṣubb akken winna armi yeqbel sin ipakiyen kan, iḥerrek akken acemma war ma ifaq-d dɣa iwala-t-id userdas yenna-yas-d :

— Awi-d.

Dayen, imir yegra-yas-d kan ad yekker. Ata ihi yuẓa ɣer tmacint yeṭṭef-d abalṭu sɣur userdas, yefka-yas sin ipakiyen n ddexxan. Mi imuqel deg ubalṭu iban belli iεǧeb-it lḥal, dɣa s lferḥ i yezmummeg. Taswiεt, isers tasenduqt-is ɣef tɣalaṭ iɣef yella yeqqim, yerra-tt ɣer tama, yebda la t-yettlus. Mi t-yesseqfel ikad-d hraw acemma fell-as, maca ur yecliε ara, imi yuɣal yewhem deg iman-is ; yeddem-d kan dduzan-is yeṭṭef taqibalt deg ugnenna iteddu yettzuxxu… acu ara d-teṭṭfeḍ seg-s si lferḥ imiren ! Acemma kan iruḥ-d lexyal n Bedweyya gar wallen-is am akken kan i tt-iẓerr s uḥayek-is, ihi yetewtew d yiman-is, yenna : « A lemmer ad yi-d-twali akka ! Ih… ur tettuɣal ara ad terwel fell-i neɣ ad yi-tesseḥqer, ma d azewwax-nni n Lɣerr ur yesεi s wacu ar di-yagar tura. » Maca din din yemmekta-d belli Lɣerr netta yettlus akustim yekmel, mačči d abalṭu kan, ihi tura netta ixuṣṣ-it userwal.

Ata ihi Ǧeḥca ibedd yettxemmim, syin imuqel ɣer imeḥbas i d-yettbinen deg isfuyla n tmacint, ixẓer-iten s yiwet akken n tmuɣli yebɣan ad d-tini kra. Dɣa yuɣal yewwi-t ṭṭmeε ɣef lqaε rnan leǧwareḥ-is mbawlen seld mi ruḥen ad d-rsen ; ihi ur iεeṭṭel ara iderreḍ ɣer tmacint, iεeyyeḍ war ma ikukra :

— Eyya-w ddexxan… apaki s userwal, i wid ur nesεi ara idrimen… apaki s usrwal.

Iεawed i tiɣri-ya-ines acḥal, acku yugad ur fehhmen ara acu d-yeqsed, syin icewwer ɣer ubalṭu-nni yelsa yerna yessken-asen apaki n ddexxan, dɣa akka i iεedda yizen-is. Ihi yiwen userdas iεedda din din ad d-yekkes abalṭu-ines, maca yenna-yas ad yerju, yuɣal iwehha ɣer userwal-is, am win i s-yennan belli d win i yebɣa, mačči d abalṭu. Dɣa aserdas yefqeε acemma, maca yuɣal yekkes-d aserwal-is, ɣer tagara mbaddalen tiɣawsiwin.

Ihi Ǧeḥca ixuṣṣ kan ad yefferfer si lferḥ m’akken i d-yeṭṭef aserwal-nni i d-yehbej d ahbaj seg ufus n winna, yerna dqiqa kan yelsa-t, dɣa yuɣal d aserdas aṭalyan ikemlen… D acu, ahat yella kra i t-ixuṣṣen… ih, d asḥissef, imi imeḥbas-nni ur ttarran ara iṭerbac

[6] ɣef yiqerra-nsen. Maca ggaren iḍaren-nsen deg isebbaḍen, yerna ilaq-as kan yiwen ma yebɣa ad yeεdel d Lɣerr i s-yessreẓgen tudert-is. Daymi yeddem daɣen tasenduqt-is yuɣal yuzzel ɣer tmacint la yettεeyyiḍ, :

— Eyya-w ddexxan… apaki s usebbaḍ… apaki s usebaḍ.

Tikelt-a daɣen iεawen iman-is s ucewwer amek ara t-fehmen. Maca qbel ad d-yerbeḥ amsaɣ-iḍen, atta tṣeffart n tmacint tsuɣ ɣer tikli, ihi yuqeε-itt umhirweḍ gar yiεessasen merra yellan din. Iḍ tuɣ dayen idel-d taɣsert ; deg igenni yegra-d ala yiwen n wefrux i iteddun ad yens ; dɣa imir i yeḥbes Ǧeḥca ula d netta s yiwet akken n tirɣi deg wul-is, d wurrif, d lɣiḍ akked layas i ibanen ɣef allen-is.

Syin, mi temebawel tmacint tettuddu ad tṣidd, ziɣ ilemmeε-it-id yiwen uεessas i yellan deg ufagu n zzat, dɣa yefqeε, yuẓzaf-d fell-as s tneglizit yerna-d s tṭalyant, yenna-yas :

— Γiwel, ali-d ! ali-d ay ameḥbus…

Maca Ǧeḥca ur yefhim ara d acu s-d-yeqqar, ihi iwakken ad yekkes ɣef wul-is, yebda yettḥaka-t-id amek akken i yettḥerrik, yettaḍsa fell-as, am win iḍemnen iman-is mi s-d-yezga akken deg lebεid. Aεessas si tama-s yuɣal isuɣ-d, netta tamacint tuɣ tettibεid cwiṭ cwiṭ.

— Ali-d !.. ɣur-k, aql-i nniɣ-ak-d… uɣal-d !

Kiklif, Ǧeḥca izemm imi-s maḍi amek ara yestehzi ugar yess, yezzi-yas s uεrur, ikemmel abrid-is. Ihi aεessas iga-d tummeẓt s ufus-is azelmaḍ la d-yetteggez[7] ilemẓi yeṭṭeglellin… yuɣal yeqreṣ fell-as. Dɣa tufeg yiwet akken n teldunt tesεuẓẓug, ḍefrent-tt-id tɣiwsin n leqriḥ d jjiεran. Akka i yeqqur Ǧeḥca deg umkan, teɣli tbewwaṭ-nni seg ufus-is rnan nḍeqqaren ipakiyen n ddexxan d zzalamiḍ, syin yenneqlab ɣef wudem, tegra-d lǧetta-s di lqaεa.


[1] Gare, station

[2] Agnenna : quai

[3] Amrig : (sslaḥ) arme

[4] Takurmut : (lḥebs) prison

[5] Aserdas : (aεsekri) soldat

[6] Aṭerbuc : fez

……

© 2017 Samir Tighzert

…….




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Taɣaṭ n mass Seguin

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Tullist

sɣur Alphonse Daudet

Tasuqilt n Samir Tighzert

 

Ziɣ ur tettbeddileḍ ara a mass Gringoire !

Amek, fkan-ak-d amkan n tmezrayt deg yiwen weɣmis igerrezn di Paris yerna tugiḍ ! Muqel kan iman-ik ay ameɣbun… taqemǧett-nni ineqren akk, iṣebbaden-nni iɛewǧen, aqadum-nni ameṭṭaɛfu iɣef iban laẓ. Atan anda i k-ssawḍen isefra. Ata wayen i d-trebḥeḍ si ɛecra iseggasen n tira ɣur Apulo. Ur tessetḥaḍ ara maḍi ?

Aru timzray, ay ungif ! Ili-k d bu temzrayt ! Ad d-tegreḍ idrimen s ucekkar, taɣezzalt-ik ad tt-tafaeḍ dima tewǧed ɣer Brébant, yerna yal ass n tmezwura n umezgun  ad sen-truḥeḍ s ustilu d amynut deffir temẓẓuɣt…

Ala ? Ur tebɣiḍ ara ?…  La d-teqqareḍ ad tt-tkemmleḍ kan akka akken i k-yehwa alamma d wissen melmi… Ihi ḥess-d i temɛayt n taɣaṭ n mass Seguin… ad teẓreḍ amek i tḍerru d wid yebɣan ad idiren d ilelliyen…

 Mass Seguin werǧin i t-hennant tɣeṭṭen-is.

Yal mi s-truḥ yiwet, yiwen webrid i tettaɣ : akka kan ṣṣbeḥ ad tessnbri, ad tettbergiɛ deg umadaɣ alamma yečča-tt wuccen deg usawen-nni. Ur tent-id-tteṭṭfen la isillfen n babi-tesent la tudgi n wuccen. Banent d tiɣeṭṭen iḥemmlen acali n berra akked tlelli.

Ihi Mass Seguin meskin ur negzi ula d acemma deg tikli n lmal-is, yezga yennuɣna, la yeqqar kan :taɣ

— Dayen, tiɣeṭṭen-a waqil ɛyant seg-i, ur ttaǧǧaɣ ula yiwet seg-sent.

Maca ur yeqḍiɛ ara layas, asmi mdant setta i s-yemmuten d uccen akk tent-yeččan, yuɣ-d ihi tis sebɛa ; acu kan tikelt-a irebba-tt-id d tiɣideṭ amek ara tennam tettɣimi ɣur-s kan…. (tettkemmil)

 

 

 

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« Anzaren » sɣur Nikolaï Gogol (awal ɣef udlis)

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Anzaren d tullist n umaru arusi ameqqran Nikolaï Gogol i d-yerra Samir Tighzert ɣer teqbaylit.

Asissen :

Win iwumi ruḥen wanzaren-is acu i s-d-yegran ? Leqder, n wemdan, amkan-is di tmetti neɣ layas d tugdi i t-yeggunin di yal tiɣmert, ternuḍ ayen nniḍen… d isental iɣef d-yewwi umeskar deg udris-is. Nnig temsirt n tudert yettilin di yal adlis, tullist-a d tagnitt i taḍsa d unecraḥ, yezmer ad tt-iɣer yiwen am targit kan yeččuren inbeddalen neɣ am yiwet si tmucuha-nni-nneɣ n zik, maca d abeḥri nniden i d-tettawi, d insayen ibeεden i d-tessentaq, ara yeğğen imeɣri aqbayli ad yelles assaɣen i t-icudden ɣer iberraniyen ansi bɣun ilin, imi tasekla yiwet, d taɣuri yesdukulen talsa akken ma tella anagar s wawalen d iḥulfuyen.

anz

Tukkist si tezwert n umsuɣel :

Nikolaï Vassilievitch Gogol d amauru arusi, laṣel-is d ukrani, ilul ass n 31 meɣres 1809  di Poltava, yemmut ass n 21 furar 1852 di Musku. Yella d anaggal, d anellis, d amedyaz, am akken yura daɣen deg umezgun d uzɣan. Assa yettuneḥsab seg yimura imeqranen maḍi n teskla tarusit taklasikit.

Tullist-a si tid yettwassnen nezzeh gar yeḍrisen-is, teffeɣ-d deg useggas n 1836 deg wammud iwumi isemma Tullisin n Saint-Petersbourg. Yella yura-tt gar 1832 d 1835.  Di tazwara ugin-as-tt ad tt-yessiẓreg deg uɣmis n Umsiked n Musku, acku nnan-as d taqsiṭ ur nemɛin ur d-njebbed aṭas n imeɣriyen. Maca yesswaeḍ yessufeɣ-itt-id deg yiwet n tesɣunt (Amiran), di tuber 1836, uqbel ad tt-yesdakkel deg yiwen n wammud akked tiyaḍ am: Akebbuḍ, Aɣlad ameqqran n Nevski neɣ Ussan n umeslub, dɣa d tid iwumi ara nernu ad d-nessufeɣ tisuqilin ssya d asawen.

…..

Yewwi-d ad neḥṣu dakken aḍris-a i yettwarun qrib sin n leqrun-aya, ur yeqqim ibedd ar assa armi yesɛa azal-is. Azal-a ahat i s-t-yefkan d aɣan n Nikolaï Gogol i icbeḥen, war ma nuder-d asental iɣef d-yewwi, acku amdan iwumi ruḥen wanzaren-is mačči d ayen isehlen anda yebɣu yidir, ayen i s-yehwu yili-t ; ula ɣer ɣur-neɣ anzaren d azamul n nnif d trugza, imi d udem yakan. Dɣa nnan ur s-d-tusi tikti i umeskar ad d-yawi ɣef waya armi yella iḥemmel ad iqeṣṣer akked yemdukal-is deg tebratin ɣef wanzaren-is netta s yiman-is imi llan ɣezzifit yerna ceḥḥden acemma ; ma d at Saint-Peterspourg anda teḍra teqsiṭ, uɣalen ala yess i teddnen am akken qqaren, imi tura tenṭed deg yidles-nsen.

Samir Tighzert

Tukkist si tullist :

 « Ass n 25 deg meɣres, di Saint-Petersbourg, teḍra-d yiwet n taluft yessewhamen mačči d kra.

Ivan Iakovlevitch d yiwen uḥeffaf i yellan yezdeɣ deg uɣlad ameqqran n Vosnecenski. Nnekwa-s yettwarun ɣef tafilt n tewwurt ɣas in’as temsa yakk, i d-yegran deg umkan-is ala taklut n yiwen wergaz yeḍlan ṣṣabun ɣef lḥenk-is akked wawalen-a : « Nettuqum daɣen ticraḍ. » Anersam Ivan Iakovlevitch i d-yukin zik seg yiḍes yesraḥ-d ihi rriḥa n weɣrum yeḥman. Mi d-yerfed iman-is ciṭuḥ ɣef umeṭreḥ iwala-d tameṭṭut-is, yiwet n tmexluqt akken yettuqadren u yerna tḥemmel lqahwa s waṭas, imir kan i d-tekkes snat n texbizin seg ufan.

— Assa  ur tesseɣ ara lqahwa a Prascovia Ossipovna, i s-yenna Ivan Iakovlevitch, axir ad ččeɣ aɣrum s lebṣel.

Ad d-nini kan tidet, Ivan Iakovlevitch lemmer yufi ad yeɛreḍ ssya u ad yernu syihin, maca yeẓra d awezɣi, imi yeḥṣa d ttnefcic ur tqebbel Prascovia Ossipovna.

— Ečč aɣrum ay abuhal, i tenna tmeṭṭut deg wul-is, meqqar ad yi-d-teqqim lqahwa… tɛedda tḍeqqer-as tixbizt ɣef ṭṭabla.

S tin n ḍḍrafa, Ivan Yakovlevich yerna lfista sennig tsedrit-is iruḥ yeqqim ɣer ṭṭabla, syin yeddem-d lemleḥ, iheyya-d snat tbeṣlin, yerna yeṭṭef-d lmus ; atan ihi s wudem n win iɛezmen s tidet ɣef kra, yebda la igezzem aɣrum. Yebḍa-t ɣef sin, imuqel ɣer tlemmast,taswiɛt kan yesneqmas-it wayen i iwala ɣer daxel d acemlal. Yekreḍ acemma s lmus, yesferfed s uḍad-is. « Ata yeqqur cwiṭ ! i yenna deg wul-is, wissen acu d wa. » Mi iger sin iḍudan yessufeɣ-d ayen yellan din: d anzaren.

Ivan Yakovlevich yebra i yiɣallen-is. Taswiɛt iḥukk allen-is, iɛawed yesferfed acemma ; yufa ziɣ ulac din ccekk, d anzaren, d anzaren n tidet, yerna ikad-as-d am akken yessen-iten.

Dɣa teṭṭef-it lxelɛa, maca lxelɛa-nni-ines ɣas in’as d ulac zzat n wurrif i d-yulin tameṭṭut-is.

— Ansi akka i d-tegzmeḍ anzaren-a ay abhim ? i tuẓẓaf deg wudem-is. Ay aḥraymi ! Ay asekran ! D nekk  s yiman-iw ara k-yezzenzen ɣer ibulisen ! Ẓriɣ d aqeṭṭaɛ i telliḍ ! Ayen tlata  yergazen i yi-d-yennan belli m’ara tettseṭṭileḍ tjebbdeḍ deg wanzaren alamma qrib i ten-id-tqelɛeḍ !

 Ivan Yakovlevich si tama-s yegra-d ur yemmut ur yeddir, acku tura yeɛqel anzaren-nni w’i ten-ilan, n Kovalev mačči n wayeḍ. Kovaliv-a… »

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